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The Revenant, critique

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Porté par une réalisation magnifiée par des décors grandioses, The Revenant est un véritable chef-d’oeuvre étrange qui fascine, tant dans la capacité d’un homme à vivre dans un milieu défavorable que dans la façon dont une vengeance rédemptrice peut avoir une justification morale…

Alejandro González Iñárritu met en scène une quête de rédemption sombre et touchante dans laquelle le cinéma américain vit son apothéose avec cette dextérité de nous restituer la nature brute dans sa cruelle et somptueuse beauté. Cette nature plonge le monde à l’état sauvage et les êtres humains à l’état primitif. Les hommes sont livrés à leurs plus bas instincts pour survivre dans un milieu hostile où règne tout un tas de bêtes féroces.

À travers le récit de ces âmes contraintes de vivre dans des conditions sociales rudimentaires, Alejandro González Iñárritu fait naitre un sentiment de malaise autour d’une des leurs. Ce dernier s’appelle Hugh Glass. Il est un homme parfois fruste, souvent téméraire, qui découvre peu à peu la lâcheté de ceux qui l’ont abandonné. Ce qui l’incite à réfléchir sur le sens possible de son geste désespéré, à la limite de l’insoutenable, alors même que la morale de ses comparses le réprouve.

De cette violente quête rédemptrice et la manière dont l’être humain peut être capable de (sur)vivre dans un milieu sauvage, on peut souligner la performance d’un Leonardo DiCaprio et le don de soi intégral qui amènent le récit dans sa dimension la plus belle : la vengeance quasi shakespearienne d’un homme et d’un père de famille permet à l’acteur de dépasser ses propres limites. Par une incroyable force intrinsèque, cet antihéros recueille le soutien des forces chrétiennes qui le soutiennent, d’une façon ou d’une autre, dans son douloureux chemin de croix où rien n’est dépourvu de sens et de volonté humaine.

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