Critique : The Imitation Game, un film de Morten Tyldum - myCinéthèque Appuyer sur "Entrée" pour passer au contenu

The Imitation Game, critique

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Sans ces figures de l’ombre qui n’avaient rien de héros, on ne serait pas libres aujourd’hui. Agent des services secrets britanniques et mathématicien doué, Alan (Mathison) Turing est l’une d’entre elle et Morten Tyldum, s’appuyant sur ses exploits, lui rend un formidable hommage…

Morten Tyldum revient sur les parties les plus importantes de l’existence du mathématicien Alan (Mathison) Turing : son enfance, ses brillantes découvertes pendant la Seconde Guerre mondiale et la fin d’un parcours tourmenté. Dans sa peau, le comédien britannique Benedict Cumberbatch montre à quel point le talent ne suffit pas toujours pour être reconnu et vivre en toute quiétude. La vie a été difficile pour l’être à la fois autiste, renfermé et taciturne qu’il incarne à l’écran. Cet être se considérait, lui-même, comme un étranger au sein d’un environnement complexe et violent.

Si Alan (Mathison) Turing est parvenu à nous libérer d’un effroyable conflit avec son génie et son intelligence supérieure, il n’a malheureusement pas été heureux dans son existence personnelle. Peu de temps après avoir décodé la machine de cryptage allemand Enigma, mettant fin à la guerre, les services secrets britanniques pour lesquels il travaillait l’ont limogé. Sa singularité et son homosexualité ont créé un profond malaise et la justice de son pays l’a désapprouvé sans chercher à cerner son histoire. Cette situation a entrainé sa chute et Morten Tyldum assure sa défense en mettant en exergue son incroyable courage pour avoir supporté une société britannique normative, intolérante et sélective. Il souligne aussi une chose fondamentale dont il serait bien de prendre davantage en compte. Ce sont parfois les hommes capables de rien qui sont aptes à faire ce que personne n’aurait imaginé.

Avec l’aide de l’immense Benedict Cumberbatch qui irradie l’écran par sa finesse et sa sobriété, Morten Tyldum apporte enfin à Alan (Mathison) Turing la lumière : celle qu’il espérait tant depuis des années. Pour avoir raccourci la Seconde Guerre mondiale de 2 ans et sauvé 14 millions d’âmes innocentes, il est un être humain qui inspire les grands de la planète, par exemple, Katherine Johnson (Les Figures de l’ombre), Steve Jobs (Steve Jobs), etc. Devant le courage de ce mathématicien hors pair, on découvre comme il est dommage de ne pas faire preuve de tolérance, car on a tous quelque chose qui participerait à l’évolution des mœurs, pouvant gommer quelques imperfections d’une société normative.

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