Critique : Taken 2, un film d'Olivier Megaton - myCinéthèque Appuyer sur "Entrée" pour passer au contenu

Taken 2, critique

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Pierre Morel (Taken) est remplacé par Olivier Megaton. Luc Besson se maintient à la production. Famke Janssen, Liam Nesson, Maggie Grace, rempilent une nouvelle fois au casting. Et le deuxième volet de Taken peine à nous surprendre.

Souvenez-vous : Bryan Mills (Liam Nesson), un ex-agent de la CIA aux compétences si particulières, avait réussi à sauver sa fille (Maggie Grace) d’un dangereux gang mafieux. Un an plus tard, le chef du clan et sa troupe réclament la vengeance de leurs proches. Cette fois-ci, c’est pour lui qu’ils viennent.

Auteur du décevant Colombiana, Olivier Megaton n’arrive pas à retrouver le rythme du premier volet de Pierre Morel (Taken). Exit la fluidité de la mise en scène, les vues imprenables d’une ville pourtant « cinégénique » (cette fois, Istanbul a remplacé Paris). Même la détermination d’un héros obsédé par l’idée de sauver les siens et ses blessures d’autrefois ne sont que survolées. Megaton fait de Bryan Mills, un agent blasé et lassé, qui se fait aider par sa fille pour se sortir d’une mauvaise passe et libérer son ex-épouse Leonore (Famke Janssen). Les compétences et les techniques de combat de Mills sont alors transmises à sa fille, sans souci de réalisme. Des grenades, un coup de lacet, un peu d’escalade et voilà les ennemis appréhendés ou (trop) facilement localisés.

Liam Neeson est toujours aussi charismatique et fait de son mieux pour apporter sa vivacité caractéristique, son cran, son énergie virevoltante, lors de son passage dans la capitale française. Malheureusement, cela ne suffit pas pour compenser la réalisation bâclée d’Olivier Megaton, qui s’accroche à un scénario outrancier et déjà vu (un héros patriotique, le sauveur de l’humanité, tel Cataleya Restrepo dans Colombiana). Son seul leitmotiv : faire du cinéma divertissant. Un film d’action aussi abrutissant que ce produit marketing formaté qui ne plaira qu’aux studios américains. Avec Taken 2, jamais Olivier Megaton ne nous étonnera comme l’avait fait Pierre Morel (Taken).

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