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Shadow Dancer, critique

Guillaume Blet 0

Le terrorisme n’est pas seulement pratiqué par des âmes convaincues et sûres de la cause pour laquelle elles se battent. Certaines sont embarquées malgré elles par de dangereux réseaux ou par leurs proches. C’est le cas de Colette qui vit à Belfast avec une famille activiste. À la suite de l’arrestation de la jeune veuve, et après un attentat avorté au cœur de Londres, Mac, un agent secret, lui propose un curieux marché : passer 25 années de sa vie en prison ou espionner les siens et protéger son enfant. Colette peut-elle décliner la proposition de Mac ?

Après une série de documentaires, James Marsh revient à la réalisation d’un long-métrage : Shadow Dancer. En période trouble de l’Irlande du Nord, Colette, enrôlée par une fratrie activiste, doit travailler avec Mac, un agent des services secrets britanniques, pour démanteler des membres de l’I.R.A.. Colette et Mac remontent la piste jusqu’à un point de non-retour, où chacun est suspect et où la vérité peut les faire basculer à tout moment. Avec sa caméra braquée sur ses deux personnages, James Marsh essaie de comprendre la façon dont ils se sont retrouvés dans une position aussi dangereuse qu’inconfortable. James Marsh finit par comprendre que les deux clans sont quasi similaires, tant dans la volonté de défendre une famille que dans celle de sauvegarder une cause (l’engagement pour l’un et l’ordre pour l’autre). Et, au-delà de leurs affrontements aux propos radicaux, on comprend qu’une guerre civile n’est jamais simple à résoudre.

À la fois énigmatique et intègre, Clive Owen est déterminé à élucider une enquête qui le lie à une jeune veuve aussi apeurée qu’intrigante : Andrea Riseborough. Ne prêtant guère attention au scepticisme de sa collègue de travail, Gillian Anderson, il oublie quelque peu l’histoire de sa protégée et tombe au fil de son enquête sous le charme d’Andrea Riseborough.

Auteur du prochain biopic sur Stephen Hawking, un célèbre cosmologiste et physicien britannique, James Marsh fait peu à peu monter la tension, allant jusqu’à mélanger le vrai et le faux et plonger ses personnages dans une série de pistes alambiquées et sournoises. Il dévoile par-dessus tout une tragique fatalité au coeur d’une enquête politico-historique à l’atmosphère poissarde : celle où les vérités ne sont pas toujours bonnes à découvrir.

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