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Rue Mandar, critique

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Pour Another Happy Day, Sam Levinson s’était inspiré de la phrase « Une famille, c’est un nid de frelons en pétard » de la romancière Madeleine Chapsal. Et la cinéaste Idit Cebula la reprend pour définir Rue Mandar

À l’occasion de funérailles de leur maman, Charles, Rosemonde et Emma, frère et sœurs, se retrouvent après des années de séparation. Rencontres électriques pour ces trois membres qui ne savent plus se parler. Comment vont-ils renouer les liens ?

Pour son nouveau film après Deux vies plus une, Idit Cebula réalise une chronique familiale douce et amère où s’entrecroisent le frère, les deux sœurs, la belle-sœur, les enfants et les amis. Elle aborde le thème du deuil et celui de la disparition d’un être cher avec légèreté et humour. Jusqu’au moment où elle se met à raconter autre chose de plus éprouvant, avec la perte de l’enfance et l’attachement des lieux. Son récit fait alors noircir les propos de cette fratrie lorsque cette dernière revient sur les traces de son enfance : la rue Mandar où leur mère a vécu.

Une famille qui s’affronte à coup de saynètes plus ou moins incisives se retrouve livrée à elle-même pour faire le deuil de leur génitrice et comprendre leur différence. Avec tendresse et maladresse. D’un côté, Richard Berry incarne le frère ainée. Il est débordé par les événements et se laisse dépassé par ses sentiments. De l’autre, Emmanuelle Devos en psychologue frôle la dépression nerveuse et s’angoisse pour son fils parti à New-York. Sandrine Kiberlain en sœur cadette qui débarque de Tel Aviv se montre fragile. Face à cette tribu, on trouve d’autres personnages singuliers qui essayent d’adoucir la tension, Emmanuelle Bercot, Lionel Abelanski, Michel Jonasz, Micheline Presle et Jacky Berroyer.

Pourtant, malgré un casting honnête – incluant l’antipathique Jacky Berroyer et l’anticonformiste Richard Berry -, Rue Mandar manque d’arrogance. Iris Cebula aurait pu aller plus loin dans le bien-fondé de son histoire et empêcher que le film ne flirte avec le drame. Un film qui méritait plus de profondeur.

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