Appuyer sur "Entrée" pour passer au contenu

Retour chez ma mère, critique

0

Capable du bon (Barbecue ou Incognito) comme du moins bon (Bienvenue à bord), Eric Lavaine revient avec Retour chez ma mère, une comédie familialement pétillante, parsemé de petites répliques douces-amères. Et, au-delà de cette histoire de famille, c’est l’image d’une nouvelle génération ébranlée par la crise qui se dessine avec rudesse et tendresse. Arrivera-t-elle à revenir chez l’ancienne, pas toujours accommodante, sans faire resurgir les animosités d’autrefois ?

Après avoir essuyé un divorce et perdu son emploi, Stéphanie (Alexandra Lamy), une brillante architecte, est contrainte de retourner chez sa mère Jacqueline (Josiane Balasko). Pendant que cette dernière, en pleine fleur de l’âge, se refait une deuxième jeunesse, sa fille peine à trouver du travail jusqu’à ce qu’elle revoie son ancienne associée Charlotte (Cécile Rebboah) qui lui propose une offre alléchante, de façon incongrue. Sa sœur Carole (Mathilde Seigner), son beau-frère Alain (Jérôme Commandeur) et son frère Nicolas (Philippe Lefebvre) ne vont pas être mieux. Ils se révèlent conviviaux et intransigeants, à l’occasion d’une pause dominicale, où les relations, dans l’enfance comme à l’âge adulte, vont s’avérer être aussi riches que complexes.

De leurs confrontations mêlant douceur et amertume, les comédiens qui les incarnent passent du rire aux larmes. Ils irritent l’écran, par leurs spontanéités, leurs incroyables capacités à se remettre en cause devant des non-dits, de vieilles rancoeurs. Cette manière dont ils crèvent l’abcès est parfois délicate, souvent réjouissante, lors de situations conflictuelles bien senties. Eric Lavaine en profite pour évoquer un sujet d’actualité au coeur d’une comédie joyeusement tristounette : celui d’une crise économique qui pousse les trentenaires à retourner vivre chez leurs parents pour survivre.

Si vous appréciez ma chronique, ce serait sympa de la partager...