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Pseudonym, critique

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Fantasmer derrière un écran procure non seulement un sentiment de bien-être, mais peut aussi nous faire tomber entre de mauvaises mains, si l’on ne fait pas attention aux personnes avec qui l’on discute…

Attiré par Nina (Perrine Tourneux), Alex (Thierry Sebban), un ingénieur dans l’informatique, se retrouve dans une situation dangereuse. Il l’a croisée sur un site de rencontre, mais il ne la connait pas suffisamment pour aller vivre ensemble. Pour les deux tourtereaux qui n’aspirent qu’à combler leur solitude émotionnelle et sociale, leur histoire anodine est sympathique jusqu’à ce qu’elle vire au cauchemar. Ce mauvais rêve met Alex sous la coupe de personnes sinistres qui utilisent la violence pour lui faire découvrir les méfaits d’Internet.

Comme chacun d’entre nous, Alex reçoit des brochures publicitaires dans sa messagerie électronique. Elles lui montrent à quel point Internet facilite les rencontres affectueuses, allant jusqu’à le pousser à s’inscrire sur une plateforme virale pour y trouver l’amour. Ces brochures mentionnent, comme le plus souvent, des informations inexactes et Alex va en faire les frais, à son grand désespoir. Son kidnapping n’est pas ce qu’il prétend être : il ne s’agit pas d’un règlement de compte ou d’une demande de rançon, mais d’une déconsidération à l’égard de l’Internet.

Cet enlèvement, quelque peu exagéré, est suffisamment concret et glaçant pour nous mettre en garde contre les dangers d’Internet au sein d’un récit à l’atmosphère oppressante. Thierry Sebban, incarnant un ingénieur, est pris dans la tourmente de la déstabilisation et de la violence de par son désir inconscient. La radieuse Perrine Tourneux sert d’appât pour piéger l’homme qu’il interprète. À l’accent grave, Simon Abkarian et Igor Skreblin sont des pervers vicieux qu’ils sèment la terreur et qu’ils donnent matière à réflexion aux utilisateurs pour ce qui est de la sécurité des sites de rencontre.

Bénéficiant d’une jolie mise en scène et d’un esthétisme hyper soigné, Pseudonym montre à travers le parcours d’un ingénieur toute la dangerosité de la grande majorité des plateformes de rencontre. Et, au-delà de la montée de cette violence, c’est une véritable remise en question de l’homme qui doit repenser la manière dont la communication et les relations virales doivent se faire, s’il ne veut pas mélanger fiction et réalité.

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