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No Way Out, critique

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Auteur de Welcome to the Punch, Eran Creevy revient sur le devant de la scène pour réaliser No Way Out. Il raconte l’histoire de Casey, un jeune homme adepte de sensations fortes, qui est prêt à tout pour sauver Juliette, la personne qu’il aime, même s’il croise sur sa route un redoutable homme d’affaires et un gangster excentrique…

Après avoir commis des petites infractions et sillonné les États-Unis à bord de ses bolides, Casey (Nicholas Hoult), toujours en quête de sensation forte, ne peut guère s’empêcher de faire de même sur les routes allemandes. Pour lui, c’est une nouvelle occasion de gagner sa vie en transportant des voitures de luxe pour le compte de Geran (Ben Kingsley). Jusqu’à ce qu’il croise la route de Juliette (Felicity Jones). Sa vie devient beaucoup plus casanière qu’autrefois. Casey et Juliette vivent une belle idylle emplie de joie et de fou rire. Un jour, alors que tout est au beau fixe, Casey apprend qu’elle doit subir une greffe de reins. Les deux jeunes, éperdument amoureux l’un de l’autre, sont contraints de trouver de l’argent pour financer cette transplantation rénale. Casey décide de revenir vers Geran, un gangster à l’humour décapant, dans le but de rafler la mise, au grand dam de Juliette. Geran est réticent, mais finit par acquiescer sa demande. Il confie à Casey une nouvelle mission : celle de s’emparer de luxueuses voitures, mettant dans l’embarras un dénommé Hagen Kahl (Anthony Hopkins). La mission commence. Casey se retrouve, malgré lui, embarqué dans un complot à grande échelle et une course-poursuite déchaînée. Pied au plancher, Casey, soutenu par Jonas (Aleksandar Jovanovic), fait tout son possible pour sauver sa peau ainsi que celle de Juliette en prise avec Geran ou Kahl.

Ici, Nicholas Hoult joue un double drôle dans cette course contre la montre, absurde et effrénée, avec son personnage. Casey au passé trouble ne prend pas froid aux yeux en changeant brutalement de vie. À aucun moment, il ne nie ce qu’il a pu faire autrefois. Il apparaît comme un homme qui cherche la rédemption à travers l’amour qu’il exprime envers sa copine. Jones Felicity incarne le portrait d’une femme en platine. Face au couple au regard innocent, Ben Kingsley, interprétant l’extravagant Geran, assimile l’un des deux à Burt Reynolds. Anthony Hopkins campe le rôle d’un homme d’affaires, déterminé et malicieux, qui n’est pas au bout des surprises face à des comparses aussi intrépides que perplexes, lors d’affrontements sur les autoroutes allemandes.

Eran Creevy et F. Scott Frazier partent d’une idée simple : celle où un jeune homme est obligé de s’allier avec un gangster pour sauver sa copine. Et celle où il doit déjouer une conspiration orchestrée par un autre malfrat sans scrupule. Ce mélange de genres donne une chance à cet antihéros de sortir les gros bras et de trouver la ligne d’arrivée. Avec leur code moral, les protagonistes se retrouvent des deux côtés de la loi. D’abord le jeune homme face aux malfaiteurs, ils sont happés dans un véritable complot. Et, au-delà de leurs propres problèmes, avec d’un côté l’appât du gain et de l’autre la quête de vengeance, ils devront collaborer pour survivre. Enfin, d’une manière incroyable.

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