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Mes vies de chien, critique

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Il existe peu de films dans lesquels des animaux se mettent à penser comme les êtres humains, si ce n’est Hatchi face à Richard Gere. Ici, c’est le cas : un chien fait face aux affres du monde adulte au sein d’un mélodrame familial, sublimé par Lasse Hallström et scénarisé par la délicate Maya Forbes (Daddy Cool). Cette relation entre un chien et un adulte nous montre la manière dont l’homme traite l’animal. Et comment il est important de changer notre regard qu’on porte sur lui. Parce que l’animal sera toujours du côté de l’être humain, quelle que soit la situation…

Qui a dit que les animaux n’avaient pas d’âme ? Ce n’est sûrement pas le chien Bailey qui s’embarque dans une aventure hors du commun, pleine d’émotion, de fougue et de vie. Bailey fait ses premiers pas dans le monde des adultes, toujours prêt à l’explorer et à s’amuser avec autrui, même si sa vie ne dure pas longtemps. Après chaque mort, Bailey revient à la vie sous une nouvelle apparence. Pour une famille, Bailey devient un membre à part entière ; pour d’autres personnes, il n’est qu’un chien de flic, un ami bienveillant ou un compagnon d’infortune. Au fil des années et à chaque existence où il change de maître, Bailey grandit, s’émancipe puis découvre ce qu’est la vie réelle d’un adulte. Face à dernier tour à tour attachant et effrayant, Bailey trébuche, mais se relève toujours. Jusqu’à ce qu’il s’aperçoive que sa courte vie est malgré tout belle. Et, au-delà des rencontres qu’il fait, ce sont Ethan (K.J. Apa) et Hannah (Britt Robertson), deux jeunes perdus, qui réussiront à lui faire savourer le plus intensément sa vie. C’est également grâce à ces mêmes personnes que Bailey comprendra sa vraie mission : celui de passer du temps avec ses maîtres et celui de les aider dans leur vie du mieux qu’il le peut.

Auteur du très émouvant Hatchi, Lasse Hallström est capable d’alterner le rire et les larmes, à partir d’une histoire touchante. Son nouveau récit est bouleversant. Il nous touche en plein cœur lorsqu’il met en scène Bailey et le confronte à un monde adulte compliqué. On ne peut que se placer du côté de cet adorable chien qui nous fait traverser toutes les émotions dans un voyage plein de rencontres, alternant la joie et la tristesse. Les gens qui possèdent des chiens ou des chats, comme moi, ne les regarderont plus de la même manière. Ils les considéreront comme de véritables membres de leur famille.

Josh Gad prête sa voix à Bailey. Son interprétation est remarquable en tout point, il narre son parcours de vie avec beaucoup de tendresse. A chacune des réincarnations de Bailey, il le place toujours au cœur de l’histoire de ses maîtres. Ce qui fait monter crescendo l’émotion et renforce les liens que Bailey peut avoir avec certains, en particulier Ethan, Hannah ou le policier (John Ortiz) qu’il aide lors d’un sauvetage en mer. C’est une scène qui n’est pas du goût de certains défenseurs d’animaux, mais elle n’est rien face à la joie qu’un chien apporte à son maître. Cette joie nous réconciliera avec les animaux et nous permettra de faire leur bonheur. Parce qu’ils seront toujours à nos côtés pour nous aimer. Enfin, pour moi.

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