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Maggie a un plan, critique

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Filmer des intrigues amoureuses au coeur d’un New York photogénique et sublime expose forcément au jeu des comparaisons avec le maître incontesté : Woody Allen. Ici, Maggie a un plan s’en distingue par une certaine originalité de ton, même s’il retombe assez vite dans le schéma classique des comédies américaines indépendantes cérébrales, portées par des comédiens qui manquent d’imagination pour épicer leur récit de vie…

Habituée au cinéma social de son compagnon Noah Baumbach, Greta Gerwig continue de jouer des adultes innocentes en pleines quêtes existentielles. Trentenaire célibataire, Maggie qu’elle incarne décide d’avoir un enfant et de procéder à l’insémination artificielle dans une clinique spécialisée. Et c’est sans oublier sa rencontre fortuite avec John (Ethan Hawke), un professeur d’anthropologie, qui va remettre en doutes ses certitudes.

Avec ce couples capricieux et ses répliques sarcastiques, Maggie a un plan pourrait être dans la veine des films de Woody Allen. Or, il ne l’est pas. Il est une œuvre bavarde et généreuse, dont le problème réside dans le manque de spontanéité des comédiens qui ne s’interrogent pas suffisamment sur la subtilité des relations et de la vie.

Éternelle femme candide au visage pure et aux intentions louables, Greta Gerwig ajuste une nouvelle fois sa physionomie atypique à son personnage. Elle est au centre d’un triangle amoureux, tandis que le récit est principalement influencé par les décisions de cette Maggie, esseulée et maladroite, qu’elle joue. Si elle ne veut que faire le bien autour d’elle, Maggie finit par commettre quelques maladresses, à son grand désespoir.

Dans ce manège à trois, on ne sait pas si l’on doit plaisanter ou vibrer. Mais, sourire, oui, à tous les coups. Devant les mésaventures de Maggie, tour à tour immature et gracieuse, John est partagé entre cette dernière et son ex-épouse excentrique (Julianne Moore). Autrefois, John était étouffé par la seconde qui lui laissait la garde des enfants. Et qui ne pensait qu’à sa prometteuse carrière. Aujourd’hui, John est devenu un romancier reconnu par ses pairs. Cette reconnaissance n’est pas du goût de Maggie qui lui reproche de faire passer son bureau avant sa nouvelle famille. En lui posant un ultimatum, Maggie se retrouve, plongée malgré elle, au cœur d’un triangle amoureux dans lequel sa première femme en profite pour y apporter son petit grain de déraison.

Si Maggie a un plan fait tout son possible pour ne pas apparaître trop prévisible, il souffre néanmoins du manque d’inspiration de ses comédiens. Probablement parce qu’une quête existentielle fait partie des choses contemporaines qui furent abordées de nombreuses fois au cinéma. La seule chose qui manque au récit est un zeste de culot et de folie de la part de Greta Gerwig et de Ethan Hawke.

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