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#7 – Les César, le quatre-quart du hasard

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La cérémonie des César, c’est le quatre quarts préféré de François Ruffin et de Ken Loach. Ils le dégustent si savoureusement bien qu’ils en laissent quelques miettes. Ils les ramassent, mais faudrait-il encore que les autres fassent de même et qu’ils soient plus respectueux qu’autrefois ?

Si l’académie des César a récompensé à juste titre l’équipe de Chocolat, de Divines, de Elle et de Juste La Fin Du Monde, elle a oublié de le faire avec celles de Demain tout commence, La Fille de Brest, Médecin De Campagne et de Réparer les vivants. C’est franchement dommage, mais l’absence de ces films n’est rien face aux interventions de François Ruffin et de Ken Loach pour Merci Patron ! et Moi, Daniel Blake, deux films plus vrais que natures que les pouvoirs publics devraient prendre en compte pour améliorer la société.

Fin : Pedro Almodóvar, personnage controversé et troublant depuis qu’il aurait détourné de l’argent au Panama, remet le prix du meilleur film : Paul Verhoeven pour Elle, un thriller implacable, dans lequel Isabelle Huppert est déconcertante.

Valérie Lemercier remet le prix du meilleur acteur : Gaspard Ulliel pour Juste La Fin Du Monde de Xavier Dolan.

Pierre Richard remet le prix de la meilleure actrice : Isabelle Huppert pour le thriller sulfureux Elle.

Élégants, Mathieu Amalric et Sylvie Testud remettent le prix de la meilleure réalisation : Xavier Dolan pour Juste La Fin Du Monde.

Fils d’un sculpteur, Jean-Paul Belmondo est récompensé pour sa longue carrière. Parce que c’est un acteur, fidèle à ses valeurs, qui est la mémoire du cinéma français du XXe siècle. Un exemple pour chacun d’entre nous. Comme le rappelle Jean Dujardin, « Belmondo n’a jamais manqué de courage. C’est un acteur qui m’a bercé toute mon enfance et qui sera toujours dans mon cœur. Jusqu’à la fin des temps ».

André Dussolier remet le prix du meilleur scénario : Sólveig Anspach et Jean-Luc Gaget pour L’Effet aquatique. C’est un joli film humain, tout en couleurs, récompensé en guise d’hommage.

Ken Loach est un génie qui donne du courage. Son récit est vrai. C’est presque le mien. Et, au-delà de cette remarque, Rossy de Palma, toujours aussi godiche qu’avant, remet le prix meilleur du film étranger : Ken Loach pour Moi, Daniel Blake.

Alice Taglioni remet le prix du meilleur acteur pour un second rôle : James Thiérrée pour Chocolat, un film rendant un bel hommage au premier artiste noir du XXe siècle.

Joey Starr remet le prix de la meilleure actrice pour un second rôle : Déborah Lukumuena pour Divines.

Alice Pol et Arnaud Ducret remettent le prix du meilleur court-métrage : Maïmouna Doucouré pour Maman(s) et Marion Hänse pour Dans la tendresse.

François Cluzet remet le prix de la meilleure adaptation : Claude Barras pour Ma vie de courgette.

Julie Ferrier aux propos insipides remet le prix de la meilleure photo : Pascal Marti pour Frantz, une belle histoire d’amour sur fond de Première Guerre mondiale, écrite par François Ozon, et mise en lumière par les jeunes révélations Pierre Niney et Paula Beer.

Jean Dujardin remet le César d’honneur à George Clooney, tout en finesse et en humour, même si l’acteur américain ne devrait pas mélanger cinéma et politique.

Marthe Villalonga remet le prix du meilleur film d’animation : Fabrice Luang-Vija pour Celui qui a deux âmes et Claude Barras pour Ma vie de courgette. Ce sont ici deux films qui montrent la diversité des cultures, mais faudrait-il encore que les salles trouvent un compromis entre moyennes et grosses productions pour satisfaire tout un chacun ?

Le prix du meilleur montage est remis au talentueux Xavier Dolan pour Juste La Fin Du Monde.

Nathalie Baye remet le prix du meilleur premier film : Houda Benyamina pour DivinesCe film est une sublime quête de rédemption qui nous fait le plus grand bien. Bravo et merci à Diaphana pour nous avoir touchés en plein cœur avec cette beauté Divine(s).

Fabien Marsaud, alias Grand Corps Malade, remet le prix de la meilleure musique : Ibrahim Maalouf pour Dans les forêts de Sibérie. Ce film émouvant est un hymne à la vie ou, plus encore, un voyage dont il faut faire pour oublier toutes les absurdités de notre monde civilisé tout en se régénérant. Un vent de fraîcheur s’installe dans la salle des César. Ouf, cette fraîcheur nous aère l’esprit et nous permet d’oublier les blagues potaches de Jérôme Commandeur.

Le prix du meilleur film documentaire est attribué à : François Ruffin pour Merci Patron !, ou le capitalisme serait la pire des maladies dont il faudrait éradiquer dans la société.

Franck Dubosc, d’un pathétisme inouï, remet le prix du meilleur décor : Jérémie D. Lignol pour Chocolat, un film rendant un bel hommage au premier artiste noir du XXe siècle.

Deux petits jeunes, têtes en l’air, remettent le prix du meilleur espoir masculin : Niels Schneider pour Diamant noir. Un film dont on aimerait ne pas voir. Du moins, pour ne pas broyer du noir toute la sainte journée.

Après avoir eu mal au crâne lors du tournage de Mal de pierres, Nicole Garcia parvient difficilement à remettre le prix du meilleur espoir féminin : Oulaya Amamra pour Divines.

Gérard Jugnot remet le prix du meilleur son : Frédéric Démolder, Marc Engels, Sylvain Réty et Jean-Paul Hurier pour L’Odyssée, rendant un bel hommage à Jacques-Yves Cousteau.

Aissa Maiga et Franck Gastambide remettent le prix des meilleurs costumes : Anaïs Romand pour La Danseuse, où notre regard sur la danse est plein de défiance.

Ouverture : Les César, c’est maintenant sur Canal Plus en direct et en clair !

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