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Les Bêtes du sud sauvage, critique

Guillaume Blet 0

Les Bêtes du sud sauvage est un très beau film récompensé à trois fois à Cannes et à Deauville…

Hushpuppy, 6 ans, vit dans le bayou avec son père. Brusquement, la nature s’emballe, la température monte, les glaciers fondent, libérant une armée d’aurochs. Avec la montée des eaux, l’irruption des aurochs et la santé de son père qui décline, Hushpuppy décide de partir à la recherche de sa mère disparue.

Benh Zeitlin signe un film d’une beauté photographique éclatante, s’appuyant sur les paysages de Louisiane, absolument saisissants. L’oeuvre gagne en profondeur notamment grâce à la jeune héroïne qui, malgré son inquiétude pour son père mourant, apprend à vivre au sein d’une communauté hostile, abandonnée par le monde contemporain. Une existence presque animale, qui s’accommode d’une nature dangereuse exacerbant l’instinct de survie. Entre fable humaniste et conte prodigieux, Benh Zeitlin illustre une belle réflexion sur nos valeurs humaines et nous touche avec l’interprétation de cet enfant aux dons surnaturels. Sa réalisation soignée ne se contente pas seulement de capter des décors somptueux, mais aborde aussi ses thèmes avec une intelligence très rare.

Aidé par une bande-son sensible, le réalisateur Benh Zeitlin donne à son film une profondeur émotionnelle incroyable, transportant ainsi le spectateur au cœur même de l’histoire. Celle de cette jeune fille, courageuse et étonnante. Celle de la survie, de la solidarité en terrain hostile. Celle où la nature décide de tout ravager sur son passage. Celle de la vie sur Terre. La musique, le casting, le sujet, sont autant de points forts dans un film sensible et profond qui crée la surprise en cette fin d’année 2012.

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