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Les 7 Mercenaires, critique

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En 1879, les citoyens de Rose Creek sont terrorisés par Bartholomew Bogue et ses acolytes qui décident de faire main basse sur leurs terres. Sous le coup de la colère, Matthew Cullen (Matt Bomer), un des villageois de cette petite ville, déclenche une rixe sanglante, entrainant sa mort ainsi que celle des habitants. Matthew laisse derrière lui sa femme Emma. Désespérée, elle demande à Sam Chisolm, un chasseur de primes, pour venger la mort de son époux. Il décline l’offre de la jeune femme jusqu’à ce qu’elle lui révèle le nom de Bogue…

Seul, Sam (Denzel Washington) n’est pas en mesure de renverser l’armée de Bartholomew (Peter Sarsagaard). Sam demande au capricieux Josh Farraday (Chris Pratt) de l’aider dans sa quête. Sam et  Josh, les deux hommes de main d’Emma (Haley Bennett), entrainent Billy Rocks (Byung-Hun Lee), un tueur taciturne, et Goodnight Robicheaux (Ethan Hawke), un tireur d’élite au passé trouble, dans une aventure pleine de pièges. S’ajoute ensuite à eux Jack Horne (Vincent D’Onofrio), un tueur sanguinaire, Red Harves (Martin Sensmeier), un guerrier « Comanche » fidèle à ses principes, et Vasquez (Manuel Garcia-Rulfo), un tueur solitaire.

Les 7 Mercenaires est agréable à voir tant au niveau des confrontations entre les gangs que dans la ressemblance frappante avec Les Sept Samouraïs (1954) et Les sept mercenaires (1960). Et, pourtant, Antoine Fuqua, soutenu par ces mercenaires, ne parvient pas à transcender le genre. Il manque d’audace et ce ne sont pas Chris Pratt, Denzel Washington, Ethan Hawke et Peter Sarsagaard qui vont l’aider à rehausser le niveau du film épique. Le premier et le dernier comédien sont plutôt décevants. Chris Pratt avait pensé qu’il pouvait être de nouveau charismatique pour devenir un mercenaire, mais il s’est trompé en s’égarant dans l’alcool et les cartes. Peter Sarsagaard est parfait au début dans la peau d’un industriel sanguinaire. Jusqu’à ce qu’il finisse par s’attendrir lorsque Washington le sort de sa taverne. Il est difficile pour Ethan Hawke de reprendre les armes après avoir vécu un événement traumatique.

Aucun de ces hommes ne nous surprend. Pires encore, ils sont terriblement maladroits qu’ils se font berner par leurs propres jeux. Ces mercenaires ne prennent aucun risque pour pimenter une intrigue simple : celle où une femme demande à des mercenaires de venger la mort de son mari. Haley Bennett est la seule à faire bonne figure. Elle est en détresse, mais est elle déterminée quand elle implore l’aide de Denzel Washington. Sa rencontre avec lui est emplie d’humanité et de bon sens. Elle ne cherche qu’à défendre une terre spoliée tout en faisant honneur à un mari aussi courageux que les « Comanches ».

À travers le récit de ses mercenaires, Antoine Fuqua parle de la camaraderie masculine, de la criminalité rédemptrice et de la folie destructrice humaine, emportées par la cupidité et la stupidité d’hommes à sous-estimer leurs adversaires. Ethan Hawke a bien du mal à vaincre ses sentiments de culpabilité qu’il laisse ses comparses devant l’adversité. Les attitudes, plus ou moins engagées, de Chris Pratt et de Denzel Washington, font de ce récit d’aventures sur fond de rédemption un récit superficiel qui n’apporte rien de neuf au western d’antan. L’histoire de mercenaires montés à cheval pour la bonne cause va ravir à certains cinéphiles. Mais, elle va déplaire à d’autres qui s’attendaient à voir des mercenaires beaucoup plus expressifs et roublards qu’ils ne le sont.

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