Appuyer sur "Entrée" pour passer au contenu

L’Embarras du choix, critique

0

Après avoir contraint Alexandra Lamy à vivre chez Josiane Balasko dans Retour chez ma mère, Éric Lavaine lui propose cette fois-ci de devenir Juliette et de porter le parfum de sa mère disparue. À 40 ans, elle le porte encore tout en suivant inconsciemment les décisions de son père Richard (Lionnel Astier). Juliette ne prend presque aucune initiative dans sa vie. Cette hésitante Juliette va l’être jusque dans le choix in extremis de son futur époux. À moins que…

D’un naturel, d’une sincérité et d’une spontanéité déconcertants, ses deux meilleures amies, Joëlle (Anne Marivin) et Sonia (Sabrina Ouazani) supervisent la vie de Juliette. De sa coupe de cheveux à ses tenues vestimentaires, en passant par ses relations sentimentales, elles sont toujours là pour l’aider à choisir. Jusqu’à ce qu’elles profitent d’une rupture pour la remettre en selle. Toutes les deux entraînent Juliette dans une aventure amusante, extravagante et tendre, où règnent malentendus et quiproquos en tout genre. Des situations qui prennent pour point d’appui Juliette et les choix auxquels elle est confrontée, donnent de l’épaisseur à son récit. Si bien que l’horizon se profile, en se préparant à un dénouement prévisible, Juliette apprivoise deux petites futilités avant de faire son premier choix : son angoisse maternelle et sa peur de passer de l’innocence à l’excentricité d’un monde adulte contraignant. Sauter dans le vide pour avancer comme une grande ne va pas être simple. Et, pourtant, Juliette va devoir le faire. Parce qu’entre un imprévisible Écossais (Jamie Bamber) qu’elle croise par mégarde, et un parfait homme (Arnaud Ducret) qu’elle rencontre à une soirée déglinguée ou déjantée, il faut qu’elle fasse un choix. L’un comme l’autre, c’est à elle seule de choisir. Que risque-t-elle de perdre ? Ne pas oser en faire un reviendrait à ne consommer aucune petite sucrerie dans sa vie. Ce qui serait dommage de laisser sa part à ses deux copines. Ces deux-là ne pensent qu’à une seule chose depuis le début : croquer la vie avec ses deux prétendants. Avec humour et fantaisie.

Dans la veine de la franchise Bridget Jones, L’Embarras du choix est sous couvert d’une réalité édulcorée, dont certains se reconnaîtront probablement dans leur capacité à prendre des décisions. Faut-il toujours se référer aux conseils avisés de ses proches ou prendre des risques pour forger son destin ou vivre une vie incertaine, mais pleine de surprises ? Un juste milieu est la réponse qu’on puisse apporter. Une réponse à laquelle Éric Lavaine essaie d’y répondre en confrontant Juliette à des situations embarrassantes et paradoxales, où s’entrecroisent incertitude et certitude. Avec plénitude.

Si vous appréciez ma chronique, ce serait sympa de la partager...

    Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *