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Le Roi Arthur – La Légende d’Excalibur, critique

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La figure légendaire du roi Arthur, muni de son épée Excalibur, ne date pas d’aujourd’hui. Elle remonte à la fin du Vème siècle et au début du VIe siècle. Elle s’est fait connaitre grâce à l’histoire des rois de Bretagne, écrite par Geoffroy de Monmouth au XIIe siècle. Et, depuis, le roi Arthur est devenu un personnage de fiction qui fut mis en scène par Jerry Zucker (Lancelot, le premier chevalier) ou, plus récemment, par Antoine Fuqua (Le Roi Arthur). La légende continue de se développer jusqu’à ce que Guy Ritchie, auteur des Sherlock Holmes, s’en empare et y apporte sa petite touche personnelle…

Historiquement, on ne connait pas si le roi Arthur existait réellement, mais littéralement, son existence ne peut être niée. Le récit du roi Arthur, de son enchanteur Merlin, de son épouse Guenièvre, de son fidèle Lancelot et des Chevaliers de la Table ronde, a été narré maintes fois que Guy Ritchie en a profité pour le réinterpréter sous le signe de l’action et de l’humour. Cette nouvelle adaptation de la légende d’Excalibur marque un point de rupture avec les autres productions cinématographiques.

Auteur des remarquables Sherlock Holmes, Guy Ritchie revient sur l’histoire du jeune Arthur (Charlie Hunnam). Par un incroyable tour de force, son père Uther (Eric Bana) vient d’empêcher l’impitoyable mécréant Mordred et ses gigantesques guerriers de s’emparer de sa forteresse Camelot. Uther s’est de nouveau distingué pour sa réputation stellaire de roi parmi son peuple. Ce qui n’est pas du goût de son ambitieux et déloyal frère Vortigern (Jude Law). Lors d’une autre bataille, et sous l’emprise de sirènes maléfiques, Vortigern élimine Uther et sa femme pour récupérer son rempart et son Excalibur, sauf que celle-ci est partie dans les eaux, de même pour son neveu Arthur. Comme à l’accoutumée dans les contes bibliques, des prostituées sortent Arthur de l’eau. Elles élèvent Arthur dans leur bordel et George (Tom Wu), un Asiatique agile et combatif, devient son mentor. À ses côtés, et au fil des années, Arthur apprend à se battre et à vivre du mieux qu’il le peut. Il grandit, et il devient un homme d’honneur et protecteur. Jusqu’à ce que son passé le rattrape et menace de remettre en cause son existence à tout jamais.

Cette chose qui lui rendrait sa vie n’est autre qu’un lac qui s’est vidé plus tôt que prévu et dans lequel se trouve l’Excalibur de son père. Vortigern, devant l’éventuel retour d’Arthur, réquisitionne les jeunes hommes du royaume pour retirer cet Excalibur. Peu de temps après, Vortigern découvre que son neveu est l’unique et légitime héritier de son royaume, capable d’utiliser l’Excalibur. Ébranlé et surpris par cette force, Arthur se retrouve nez à nez avec son oncle qui lui dévoile des anecdotes sur sa famille.

À l’humour décapant et d’un naturel déconcertant, Arthur se rend compte que Vortigern n’a aucun pouvoir sur l’Excalibur. Vortigern sourit puis tente d’éliminer son neveu, mais il n’y parvient pas à cause de la présence d’un rebelle Bedivere (Djimon Hounsou), d’une muse (Astrid Bergès-Frisbey) et d’une troublante inconnue (Annabelle Wallis). Les amis d’Arthur l’aident peu à peu à gagner en maturité et à assumer d’autres responsabilités : celle de maîtriser le pouvoir d’Excalibur et de sauver le royaume de l’emprise de Vortigern, lors de confrontations jouissives, sanglantes, mais dépourvues de rigueur historique.

D’une imagination débordante, Guy Ritchie assume son style décomplexé et continue de moderniser les vieilles légendes. Grâce à des effets sonores et à des visuels époustouflants, Ritchie fait de la légende d’Excalibur une oeuvre distrayante et historique tout en donnant l’occasion à ceux de n’importe quel royaume de redécouvrir le Roi Arthur. Avec aplomb et originalité.

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