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Le Pape François, critique

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En 2005, Ana, une journaliste espagnole d’origine argentine, est envoyée au Vatican pour faire un reportage sur le conclave. Elle y rencontre le cardinal italo-argentin Jorge Mario Bergoglio qui lui explique la manière dont les cardinaux vont élire le nouveau pape. Entre son départ pour l’Italie et les deux élections papales qu’elle a couvertes, Ana nous fait découvrir le visage de Mario Bergoglio. Un homme d’Église discret, humble et simple, qui s’est battu contre l’esclavagisme, la dictature, la drogue, la pauvreté, en dépit de l’ablation d’un lobe d’un de ses poumons… 

D’après l’ouvrage d’Elisabetta Piqué, François, vie et révolution, Ana, une journaliste proche du Vatican, a commencé par interviewer les personnes qui connaissaient Jorge Mario Bergoglio avant de le croiser et de dresser son portrait : celui d’un homme méconnu du grand public et modeste aux convictions profondes.

Dans un train, Jorge Mario Bergoglio (Dario Grandinetti) fait la connaissance d’Ana (Silvia Abascal), une journaliste agnostique, chargée de couvrir l’élection de Joseph Aloisius Ratzinger, alias Benoit XVI, lors du conclave du 19 avril 2005. Malgré ses difficultés sociales à Buenos Aires, Mario Bergoglio est resté si proche des gens qu’il a fini par nouer un lien indéfectible avec Ana, dont la fille (Naia Guz Sanchez) a été baptisée par lui-même. Grâce à ce baptême, Mario Bergoglio a vu dans Ana une amie de confiance à qui il a raconté ce qu’il avait enduré sous la dictature des militaires argentins entre 1976 et 1983. Devant ses difficultés à réinstaurer la paix en Argentine, il est resté fidèle à ses principes moraux et il est devenu, envers et contre tous, un homme de foi digne. Avec, comme principal objectif, celui de défendre la jeunesse et les plus démunis à travers la culture et le sport tout en appelant à la tolérance et en luttant contre l’autoritarisme, l’avortement, l’oppression, la malversation, la violence et les inégalités.

L’Argentin Dario Grandinetti n’est pas aussi charismatique et passionné que l’homme de foi qu’il incarne à l’écran. Ses traits sont tirés et il lui est difficile de défendre ses convictions avec courage, élégance et sagesse. Silvia Abascal incarne une journaliste intègre et respectueuse avec qui elle noue une relation forte et humaine avec Grandinetti comme successeur de Benoit XVI.

Le Pape François est un film biographique sur la vie de Jorge Mario Bergoglio. De l’enfance à son élection du 13 mars 2013, en passant par sa relation avec une journaliste et ses démêlés politico-militaires, le pape se confie à Beda Docampo Feijóo et à Eduardo Giana. Et, au-delà de cette entrevue pour le moins singulière, c’est l’image d’un homme de foi qui n’a jamais oublié ses valeurs modestes, bien qu’il porte en lui les stigmates d’un passé difficile marqué par une Argentine despotique.

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