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Le Goût des merveilles, critique

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À la fois délicat, lumineux et tendre, Le Goût des merveilles, réalisé par Éric Besnard et soutenu par une remarquable partition au piano, est une ode à la différence et à son acceptation…

Après avoir joué dans Radiostars, Benjamin Lavernhe donne chair à Pierre, un jeune homme ayant reçu un diagnostic d’autisme, avec une incandescence éblouissante. Il l’interprète en éprouvant une réelle empathie pour chacun d’entre nous (y compris ceux qui souffrent du même symptôme). Le comédien crève ici l’écran, par sa délicatesse, son naturel et son sens de l’observation inouï qu’on aimerait être touché par la grâce de son personnage pour devenir un être bienveillant et vertueux.

D’une extrême curiosité, gentillesse, pudeur et sensibilité, Benjamin Lavernhe qui incarne Pierre s’est échappé d’une institution à ciel ouvert pour ce qu’il pense être la plus grande folie de son existence : sa liberté et son envie de découvrir la vie. Au cours de sa quête d’apprentissage, il croise la route d’une veuve désorganisée et en profite pour nous faire tomber dans ses pattes. Virginie Efira joue le rôle de cette veuve. Elle est une femme active, moderne, ravissante et valeureuse qui est attachée à ses terres natales. Elle est également une femme qui est prête à faire des sacrifices tout en respectant son héritage familial. Bref, c’est une femme qui va réapprendre à vivre au contact de Pierre.

Accepter l’autre tel qu’il est une vertu essentielle si nous voulons interagir avec lui. Parce que l’histoire va là où personne ne l’attend. Une histoire irrésistiblement merveilleuse qui ne peut que nous donner le goût des merveilles ou, du moins, celui de la tolérance, du respect.

Si vous appréciez ma chronique, ce serait sympa de la partager...

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