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#8 – Le flair, l’instinct de survie au cinéma

Guillaume Blet 0

Fast & Furious 8 confronte des gros bras gonflés à bloc à une névrosée de la technologie. Avec, en toile de fond, un joli brin d’humour et une quête effrénée sur fond de géopolitique et de patriotisme pour sauver le monde. Corporate apporte un regard intéressant sur l’entreprise de nos jours et sur le management abject appliqué par nos supérieurs hiérarchiques. Si ces deux films sont pertinents, les autres films sortis au cinéma le sont-ils ?

Le médiocre Ghost in the Shell n’est qu’une pâle copie du Lucy, même si Scarlett Johansson est sensuellement attachante. La Belle et la Bête s’égarent avec Les Schtroumpfs. Jusqu’à ce qu’on n’accueille Boule et Bill qui sont inquiets de quitter leur village tout aussi paumé que le Gondwana. Les accueillir A bras ouverts sur cette nouvelle terre où chacun des habitants rit jaune, c’est bien, mais les faire cohabiter Sous le même toit, ce n’est pas la partie de plaisir qu’on avait imaginée au départ. C’est beau la vie quand on y pense, sauf que là, c’est tout le contraire avec ce « melting-pot » généralisé profitant, là encore, à quelques âmes ingrates, saugrenues et sournoises. Avec, au milieu de ce beau monde, deux idéalistes qui essayent de sauver le Gondwana. De leurs discours d’universalité des Droits de l’Homme aux menées concrètes de ces âmes intolérantes, l’identité-monde progresse de bout en bout. Cette tentation semble dériver vers l’oubli de soi, la corruption d’idées et le formatage de personnalités. Ce n’est pas méchant pour un sou, mais c’est douteux. Et voguent des personnages, tous plus bouffons les uns des autres, happés par les pluriappartenances. Ainsi, en chacun de ces personnages comiques se superpose une grande variété d’identités, les empêchant de collaborer avec leur prochain idéaliste. Le constat est affligeant dans la vie de tous les jours. Il l’est davantage dans le cinéma comique d’aujourd’hui. Et dans lequel on rit, mais jaune.

Le 20 avril, je suis allé voir Mes vies de chien, une touchante comédie familiale sur le sens de la vie, sublimée par Lasse Hallström (Hatchi) et scénarisée par la délicate Maya Forbes (Daddy Cool). C’est ici un coup de cœur, mon premier du mois d’avril, qui a du flair. Le 21 avril, j’irai voir Gold pour renifler des lingots d’or. Enfin, j”espère…

Le week-end du 22 avril, je visionnerai Cessez-le-feu et Life : Origine inconnue. Avec ces deux-là, je rentrerai en France après avoir exploré d’autres terres en pleines reconstructions, et mené une vie nomade et aventureuse. Parviendrai-je à retrouver ma place dans une société française, où la vie normale aurait continué sans moi ?

Le 25 avril prochain, Departure sera mon Alibi idéal ou, plus encore, un subtil mélange de Céline Sciamma et de Xavier Dolan. Il mettra en scène l’adolescence face aux affres du monde adulte parfois effrayant, souvent délicat.

Si vous appréciez ma chronique, ce serait sympa de la partager...

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