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Le Dernier Diamant, critique

Guillaume Blet 0

Après avoir partagé le succès avec Jean Dujardin et Michel Hazanavicius (The Artist) en 2011, Bérénice Béjo a remporté deux ans plus tard le prix d’interprétation féminine à Cannes pour son rôle de femme déchirée dans Le Passé d’Asghar Farhadi. Elle passe désormais devant la caméra d’Éric Barbier dans Le Dernier Diamant, au côté d’Yvan Attal.

Ce dernier, qui avait déjà côtoyé Éric Barbier dans Le Serpent (2007), campe le rôle de Simon, un cambrioleur en liberté surveillée qui imagine un plan osé avec son ami Albert (Jean-François Stévenin) : voler le « Florentin », un diamant célèbre mis aux enchères par ses propriétaires. Pour réussir son casse, Simon se rapproche de Julia (Bérénice Béjo), experte diamantaire, pour qui la vente constitue un enjeu personnel et familial substantiel. Si les intentions de chacun sont claires (l’une gère sa vente et l’autre s’occupe de la sécurité du site), la relation entre Simon et Julia devient peu à peu mystérieuse, jusqu’à mener la première vers une issue qu’elle n’aurait jamais pu imaginer.

Prenant pour référence l’affaire Thomas Crown et Ocean’s Eleven dans la première partie du film, pendant laquelle Simon orchestre minutieusement son plan avec son équipe, Éric Barbier se détache ensuite de ces deux modèles pour s’intéresser aux conséquences du casse sur la vie d’un individu et aux retournements de situations qui en découlent. Grâce à une musique angoissante et à une réalisation sans faille, le cinéaste impose à son récit un rythme prenant tout en y dosant savamment le suspens, l’action, les sentiments et la manipulation. À aucun moment la tension ne va baisser entre Simon et Julia, l’un jouant avec l’autre, comme l’avait si bien fait le personnage de Clovis Cornillac avec celui d’Yvan Attal dans Le Serpent.

Éric Barbier soigne à la perfection sa mise en scène, lui permettant de maintenir un rythme haletant et de suivre de près ses deux personnages principaux pour mieux faire augmenter la tension jusqu’à son paroxysme. Au-delà de cette technique et en filmant les coups de ce tandem, Barbier nous offre un excellent thriller psychologique aussi étoffé que Le Serpent.

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