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L’Ascension, critique

Guillaume Blet 0

Timide, Samy déclare à celle qu’il aime depuis sa plus tendre enfance, Nadia, cette phrase : « Pour toi, je pourrais atteindre le sommet de l’Everest ! », en guise de déclaration d’amour au coeur d’une ascension audacieuse…

Or, la jeune femme ne croit pas du tout à sa belle parole. Et pourtant, le jeune homme (Ahmed Sylla), terriblement épris d’elle, part de sa cité HLM du 93 pour rejoindre l’Everest et relever ce défi insensé : gravir les mythiques 8848 mètres de la montagne asiatique. Ce qui devait être une idée simple à laquelle personne ne croit devient peu à peu un périple audacieux pour Samy. Et c’est sans oublier la détermination du jeune homme qui pourrait bien en surprendre plus d’un et susciter l’intérêt d’un quartier ébahit devant son exploit. Avec, à la clé, un message d’espoir : « chacun doit inventer son avenir puisque tout est possible ».

Oui. Cela l’est lorsque Ludovic Bernard et son scénariste Olivier Ducray décident d’adapter l’ouvrage Un Tocard sur le toit du monde, écrit par Nadir Dendoune, et de mettre en scène l’ascension d’un homme ordinaire, prêt à tout pour relever le défi le plus insensé sans la moindre expérience de la montagne. Lors de la grimpée vers l’Everest, les paysages y sont magnifiques. Les relations entre les uns et les autres qui relèvent une ascension impensable, notamment celle de Samy et de son guide (Umesh Tamang), crèvent l’écran par leur bonhomie et leur bravoure.

Ces deux hommes apportent de la joie de vivre. Leur volonté à se dépasser traduit le courage à vouloir améliorer leur condition physique, même si le joli message subliminal apparait légèrement édulcoré. Si gravir l’Everest est un pari laborieux à réaliser, il se révèle à l’écran quelque peu facile à faire, même si l’envie de le réussir est présente dans le coeur de ces deux personnes.

Au slogan évocateur « Pour toi, je pourrais atteindre le sommet de l’Everest ! », L’Ascension parvient à nous émouvoir. Mieux encore, il nous réchauffe le cœur grâce à l’interprétation des deux acteurs, Ahmed Sylla et Alice Belaïdi, et à une vraie bouffée d’énergie qu’ils dégagent. Tous les deux incarnent si bien une jeunesse désemparée qu’ils nous donnent une belle leçon de vie, l’un du haut de l’Everest et l’autre du haut de sa cité HLM, pour la croquer à pleines dents.

Si vous appréciez ma chronique, ce serait sympa de la partager...

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