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Kidnapping, critique

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Quelques années après Buried, Kidnapping s’appuie sur la même idée que celle de Rodrigo Cortés. Avec une bonne dose d’angoisse, de suspens et de tension, Gabe Torres plonge son personnage principal, incarné par Stephen Dorff, dans un espace confiné, où les apparences pourraient ne pas être celles que vous avez imaginées…

Un agent des services secrets est enfermé dans le coffre d’une grosse cylindrée. Un groupe de terroristes – armés jusqu’aux dents – menace de le torturer s’il ne dévoile pas des informations sur un complot organisé contre le Président des États-Unis. Mais l’agent s’est juré de ne jamais rien dire. Commence alors un compte à rebours haletant pour se sortir indemne de cette mauvaise passe.

Les yeux s’ouvrent. Et l’espace clos apparaît. Seule connexion vers l’extérieur : un téléphone portable à moitié rechargé. Tel est le destin du personnage interprété par Stephen Dorff, agent des services secrets américain pris en otage. Les minutes défilent ; chaque seconde qui passe le ramène à l’idée de sa mort. C’était aussi le sort de Ryan Reynolds dans Buried. Kidnapping exploite ainsi la même idée de huis-clos que le film réalisé deux ans auparavant qui mettait en scène un homme enterré vivant. La tension et la sensation d’étouffement montaient alors crescendo.

Plombé par un scénario classique et trop d’éléments analogues à ceux de Buried (un prisonnier, une tombe en verre, des tortionnaires inconnus qui veulent soutirer une information, l’existence d’un émetteur radio ou d’un mobile, un compte à rebours, une lumière qui clignote pour augmenter tension et angoisse), Kidnapping n’invente rien et laisse Stephen Dorff et les spectateurs dans une impasse à la fois surprenante et trompeuse. Ce huis clos s’achève ainsi sur une pirouette finale totalement inutile. Dommage !

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