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Je ne suis pas un héros, mais un auteur qui s’assume…

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On ne sera jamais des standards, des gens bien comme il faut pour des âmes pédantes. Alors. On prend nos bagages, notre plume, mélange de rudesse et de tendresse, et on recommence sa vie ailleurs, là où personne ne pourra m’ignorer, moi et mon handicap social… 

Avec Mektoub My Love : Canto Uno et La Mort de Staline, on constate à quel point les sociétés de distribution manquent de finesse. Après Le Fidèle, un film d’action noir et un mélodrame qui louchent vers la guimauve, elles s’enlisent dans un cinéma de mauvais goût. La finalité de ces deux premières oeuvres est antimorale, favorisant une lutte des classes insensée (l’amour serait réservé qu’à ceux qui le méritent) pour le premier et desservant le devoir de mémoire pour le second. Et ce type de longs-métrages, où s’agitent des hommes absurdes et des plaisanteries aussi salaces que vilaines, ne peut que nous faire rire jaune jusqu’à l’émanation d’un nuage de films.

Un inexplicable brouillard envahit rapidement Paris dont personne ne connait l’origine, si ce n’est qu’il provient du métro. Sur le papier, le récit laissait entrevoir un mélange de mystère et de tension, où pouvaient se croiser courage et survie et où l’homme pouvait être confronté à ses pires angoisses (celle de se remettre en cause et de servir l’intérêt général). Lorsqu’on visionne ledit récit, cela n’est pas le cas et tout parait invraisemblable. Une brume émerge de terre et toute la sphère (y compris les chats et les oiseaux) s’effondre, sauf un chien et un policier enragés. Et c’est sans oublier les sorties improvisées de Olga Kurylenko et de Romain Duris qui contiennent leur souffle pour sauver leur fille unique jusqu’à un dénouement risible, où les apparences sont pour le moins étonnantes. Mais si l’on se réveille à temps, on devrait survivre et ne retenir que les coups de coeur suivants : Hostiles, Ready Player One, La Finale et Tout Le Monde Debout, en guise de lot de consolation et de finesse.

Devant des campagnes de communication sophistiquées, menées par trois illustres agences dont on se demande si elles voient toutes les oeuvres sur lesquelles elles travaillent, seuls les coups de coeur réussissent à se distinguer. Outre ces derniers, on remarque le grand retour de Gus Van Sant. Porté par un homme invalide à l’humour grinçant, son nouveau film, T’inquiète pas, il n’ira pas loin à pied, joue – non seulement sur la fibre dramatique et sociale -, mais aussi sur le registre de la comédie noire qui nous émeut. L’auteur de Elephant et de Promised Land se rattrape et nous donne l’opportunité d’aller soutenir des adaptations humbles, notamment celle du roman d’Alain Gillot, La Surface de réparationMonsieur Je-sais-tout apparait comme une belle leçon sur l’autisme et une ode sublime à la différence que des blogueurs cinéphiles (ici, ceux de How I Met Your Blogger) ignorent…

Par conformisme, les blogueurs que j’ai connus il y a plus de cinq ans, compatissent pour faire bonne figure, mais ne font presque rien pour aider leur prochain en détresse ou non proche de ce qu’ils recherchent. Ce n’est pas un jugement, mais une sombre réalité que j’ai pu constater quand je me suis retrouvé en situation de handicap. Le rejet de ces blogueurs est injuste, car l’homme, quel qu’il soit, a besoin de communiquer, de transmettre, bref de vivre avec son semblable, même s’il est imparfait (d’ailleurs, la perfection existe-t-elle vraiment chez eux ?). Alors, oui, et malgré ce qu’ils pensent, les mentalités doivent évoluer. Le rassemblement doit nous permettre de vaincre la contemption par la tolérance, si l’on veut éviter que nos jeunes enfants pâtissent d’une société méprisante et prolonger aussi longtemps que possible l’humanité.

Dans une démocratie paradoxale aussi absurde que chaleureuse, comme la nôtre, devoir se cacher pour s’exprimer sur n’importe quel type de sujets est bel et bien la preuve d’un profond malaise social entre les uns et les autres. Les meilleures armes pour tenir tête à la recrudescence de cette contemption sont le courage et la plume. J’aimerais tellement m’accrocher à une blogosphère, où les agences Cartel, Okarina et Way To Blue lui apportent des avantages, mais je ne peux plus. Je reste planté là, seul, sur mon blog thérapeutique, myCinéthèque, préférant mettre des mots sur des maux pour guérir. Et, au-delà des mots, se dessine le portrait d’un auteur qui cherche à retrouver sa liberté et son équilibre naturel tout en recommençant sa vie dans une autre sphère, même s’il n’est pas un héros…

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