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Inferno, critique

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Ron Howard s’attelle à mettre en scène le dernier ouvrage de la tétralogie Robert Langdon. Il retrouve Tom Hanks pour une nouvelle adaptation du roman de Dan Brown. L’acteur endosse le costume de Robert Langdon pour déjouer un complot à travers l’Europe après avoir récupéré sa mémoire auprès d’une mystérieuse comparse. Ce complot haletant est pour Tom Hanks une nouvelle occasion de nous confirmer qu’il est un acteur sans égal, capable de nous surprendre…

Soutenue par une mise en scène haletante et une partition intrigante de Hans Zimmer, la troisième intrigue de Robert Langdon est particulièrement compliquée qu’il lui faut vite retrouver la mémoire pour contrecarrer un complot international. Au fur et à mesure de sa quête intense, Robert Langdon est contraint de suivre Sienna Brooks (Felicity Jones), une mystérieuse infirmière qui l’aide à retrouver sa mémoire. Tous deux remontent jusqu’à un tableau énigmatique qui les conduit à deux savants visionnaires. Bertrand Zobrist (Ben Foster) et Christian Bouchard (Omar Sy) sont en train de mener un projet irrationnel. Et, c’est sans oublier la présence d’un homme d’affaires (Irrfan Khan) et de la présidente d’une organisation humanitaire (Sidse Babett Knudsen) qui vont brouiller les pistes.

Les prévisions annoncées par ces savants glacent le sang lorsqu’ils dévoilent l’existence d’un projet visant à stériliser la population mondiale. Leurs discours sont évocateurs de bouleversements drastiques, de la modification des mentalités et des modes de vie de l’homme, entrainant l’extinction de la race humaine. Les courbes de croissance que ces savants présentent ne mentent pas. Ce sont celles-là qui devraient nous sensibiliser sur l’avenir et la réelle place de l’être humain.

Si Inferno n’est qu’une œuvre fictionnelle tirée de l’imagination de Dan Brown, on peut se poser des questions sur notre instinct de consommation, de procréation. Ces instincts font-ils de nous des êtres humains intègres ? Robert Langdon, devant le projet insensé des savants, essaye par tous les moyens pour aller à leur encontre. Et mettre en lumière un échantillon de vérité sur les origines de l’individu. Cette vérité pourrait ne pas apparaître comme une réalité controversée par les spécialistes obscurantistes, s’il réussit à intervenir à temps.

À travers la nouvelle enquête de Robert Langdon, Ron Howard met en exergue une fois de plus les recherches approfondies de Dan Brown, nous entrainant dans les méandres de l’art antique à travers tout une série d’énigmes complexes. Tom Hanks redevient Robert Langdon. Ce dernier, quelque peu amnésique, est toujours prêt à tout pour découvrir des trésors inestimables, emplis de secrets historiques interagissant avec l’évolution de l’humanité. Ses découvertes l’incitent à redoubler d’efforts pour empêcher qu’un cri de désespoir (le requiem poussé par Ewan McGregor dans Anges et démons) change la face du monde. S’il y parvient, il nous incitera à une profonde réflexion sur l’avenir de l’être humain.

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