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I.T., critique

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Mike Regan est un homme d’affaires à la pointe de la technologie. Sa compagnie aérienne est sur le point de révolutionner le marché lorsqu’un bogue informatique fait planter son dernier projet. Et c’est sans oublier l’aide d’un informaticien qui le plonge dans un terrible cauchemar. Est-il menacé ? A-t-il été pisté par cet informaticien ? Comment peut-il mettre en danger sa vie et tout perdre, par le biais d’une technologie qui le protège ? Fascinant, inquiétant, car Mike se trouve sans le savoir à la croisée d’enjeux cruciaux et déterminants pour l’avenir de sa multinationale et de sa famille…

Les changements technologiques mènent un rythme de vie effréné de nos jours que nous sommes à peine conscients des éventuels dangers qu’ils peuvent nous causer. Au milieu des années 1990, pendant que les nouvelles technologies se démultipliaient chez de nombreux ménages, Irwin Winkler (Traque sur Internet) s’en était inspiré pour nous faire prendre conscience de l’impact néfaste du « tout connecté » sur notre vie. Ici, I.T. ne déroge pas à la règle du film de Winkler lorsque la vie de Pierce Brosnan (Mike) est piratée et surveillée par James Frecheville (Ed). Mike est contraint d’affronter Ed, même s’il est angoissé par la technologie qui le menace, lui, sa famille et ses collaborateurs.

Mike incarne un chef d’entreprise novateur dont l’entreprise est au bord de la faillite, qui s’apprête à lancer sur le marché une nouvelle application similaire à celle de Uber Technologies. Cette application va permettre à n’importe qui de commander un jet privé depuis un « smartphone ». Au cours de la phase de lancement de son application, Mike rencontre des soucis informatiques. C’est là qu’il fait la connaissance d’Ed qui réussit à régler le problème.

Gagnant la confiance de Mike, Ed se retrouve chez lui pour réparer son réseau. Mike lui propose une offre. Ed acquiesce cette proposition alléchante et commence par s’immiscer dans la vie de sa fille (Stefanie Scott) qui accepte sa demande d’amis sans le connaitre. Un jour, quand Mike s’aperçoit qu’Ed la fréquente, il lui demande de ne pas mélanger vie personnelle et vie professionnelle. Déçu par l’attitude de Mike, Ed décide de se venger en piratant le réseau domestique de Mike. Ce qui devait être une simple rencontre se transforme en une relation cauchemardesque que seul Ed contrôle à distance. Peu de temps après, Mike est accusé par la police d’avoir falsifié des documents concernant son application. Persuadé qu’elle ne fait pas son travail, Mike se retrouve seul. Au fur et à mesure de son enquête, Mike s’aperçoit que son adversaire Ed est un pervers. Mike lui tend un piège et le menace de représailles, s’il n’arrête pas ses activités malsaines. Mike, devant une vidéo compromettante, tente par tous les moyens de le convaincre d’arrêter son manège, mais Ed va encore plus loin en jouant sur la santé de sa femme (Anna Friel) et en tentant de le tuer pour de vrai.

Si Pierre Brosnan laisse à désirer dans le rôle de Mike, un chef d’entreprise naïf, il parvient à se montrer convaincant lorsqu’il se fait aider par l’un de ses contacts (Michael Nyqvist), un ex-agent des forces spéciales américaines, pour contrer une cyberattaque. Et torpiller le plan de son voyeur à l’esprit démoniaque.

Avec une étonnante relation entre un informaticien talentueux, mais dérangé, et un patron dépassé par la technologie, John Moore réussit à nous captiver malgré une intrigue simplissime sur fond de guerre technologique. Et, au-delà de quelques morceaux de bravoure de Pierce Brosnan, de finesse de Michael Nyqvist et de folie de James Frecheville, porte une réflexion sur les conséquences du « tout connecté » sur notre vie privée.

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