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Green Room, critique

Guillaume Blet 0

Deuxième film de Jeremy Saulnier, après Blue Ruin, Green Room se focalise sur des jeunes musiciens qui terminent leur tournée au cœur des espaces verts et humides de la région de Portland, dans un repaire de skinheads, dont les murs sont recouverts de croix celtiques, de croix gammées et de drapeaux confédérés. Cette tournée va-t-elle se terminer comme ces jeunes l’avaient prédit ?

Après le concert, l’un des jeunes, partis rechercher un téléphone portable, découvre une fille poignardée, entourée d’étranges personnes. Les quatre jeunes se barricadent dans la pièce et le propriétaire du local (Patrick Stewart), soutenu par toute une bande de skinheads, veulent les déloger.

Comme on peut le pressentir, Green Room s’apparente à un film à huis clos où il est question de survie. Et où l’affrontement entre de jeunes musiciens et une bande de skinheads va tourner au jeu de massacre, entrainant de nombreuses pertes humaines inutiles. Le récit de Jeremy Saulnier est âpre et intransigeant, montrant toute la violence physique et visuelle comme seule issue de secours pour des jeunes venus pousser la chansonnette.

Bénéficiant d’une mise en scène soignée, et malgré la violence extrême de certaines scènes, Green Room nous plonge directement dans un univers sombre, parsemé d’humour noir jubilatoire et ravageur, même si son propos efficace est ultra-violent.

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