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Free Love, critique

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Free Love n’est pas sans rappeler Philadelphia où Tom Hanks avait condamné toutes les discriminations faites aux homosexuels atteints du VIH. À une exception près. Ce n’est pas lui, mais Julianne Moore, une autre actrice tout aussi engagée que lui, qui va se battre pour l’égalité des droits…

Avec Free Love, Peter Sollett revient sur l’histoire d’amour bouleversante et passionnante entre deux femmes qui vivent dans une Amérique engluée dans ses violentes certitudes : Laurel Hester (Julianne Moore), une policière atteinte d’un cancer du poumon, et Stacie Andree (Ellen Page), une jeune mécanicienne auto, essaient de s’aimer dans un pays misogyne et raciste.

« Ce qui, au départ, était une histoire personnelle d’amour et d’identité est devenu en 2005 un élément central dans la lutte mondiale pour l’égalité des droits et la justice. Pour le couple, ce combat intervient à un moment décisif de sa vie », lâche Peter Sollett. Ce qui précède est l’essence et le mérite même du film. S’appuyant sur la bataille menée par Laurel Hester qui réclame la justice pour sa compagne Stacie Andree, Peter Sollett adapte le documentaire Wade tout en filmant leur lutte acharnée pendant des mois. Avec un réalisme à fleur de peau et une formidable volonté pour changer les mœurs sociales.

Derrière cette lutte intense de ces deux femmes se cache l’engagement courageux de Peter Sollett et de Julianne Moore qui font passer un message déchirant : « L’amour fait partie intégrante de la vie de tout être humain. C’est absurde de priver quiconque du droit d’aimer l’homme ou la femme de son choix ». Face à la comédienne, Ellen Page s’est investie corps et âme. Probablement parce qu’elle affiche son homosexualité sans peur dans une Amérique marquée par son passé raciste. Luke Grimes, Michael Shannon et Steve Carell créent la surprise en interprétant leurs personnages, tout en retenue.

De cette justesse incroyable et d’une sincérité hors norme, les comédiens passent par toutes les émotions jusqu’à nous inciter à la tolérance et au respect de tous, quelles que soient les orientations. Et, au-delà du thème de l’homosexualité défendu par ses comédiens, Peter Sollett signe, à l’image de son collègue Jonathan Demme, une oeuvre engagée qui déjoue les écueils mélodramatiques évidents. Il mesure ainsi l’immense amour de ces deux femmes courageuses qui se sont aimées et battues pour l’égalité des sexes, malgré la maladie qui les unit.

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