Critique : Flight, un film de Robert Zemeckis - myCinéthèque Appuyer sur "Entrée" pour passer au contenu

Flight, critique

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Whip Whitaker, pilote de ligne, réussit miraculeusement à faire atterrir son avion en catastrophe après une forte turbulence en plein ciel. De nombreuses interrogations surgissent lors de l’enquête. Que s’est-il réellement passé à bord de son vol ? Accueilli comme un héros après le crash, Whitaker voit sa vie partir en vrille face à une justice intraitable…

Inspiré par une histoire incroyable mais vraie, Robert Zemeckis (Forrest GumpSeul au monde) déploie une fois de plus son talent de réalisateur avec Flight, montrant qu’il est capable de mélanger la tragédie et le spectaculaire. Entre un crash d’avion et le phénomène de l’addiction, Zemeckis nous offre une redoutable leçon sur l’alcoolisme, doublée d’une formidable dose d’espoir. Une introduction turbulente qui nous plonge directement dans l’univers de son film. Robert Zemeckis en profite pour mettre en avant ce pilote de ligne expérimenté (Denzell Washington) capable d’adopter un comportement auto-destructeur et de s’ériger en véritable héros. Ce qui confère un intérêt et une particularité supplémentaires au long-métrage. L’histoire nous entraine dans les rouages de l’aviation et révèle les facettes sombres d’un anti-héros, entier, partagé entre mensonges et remords. Ici, la gravité et la légèreté sont traitées avec réalisme et sarcasme.

Nous pouvons s’attendre à un autre Forrest Gump, mais il n’en est rien, notamment grâce au personnage de Whip Whitaker. Ce dernier ne cesse de mentir à son entourage et vit des moments difficiles. Nous nous demandons même si il souhaite vraiment s’en sortir. Un tel rôle ne peut fonctionner sans le jeu d’un acteur hors-pair qui s’est fait connaitre du grand public en 1993 grâce à L’Affaire Pélican : Denzel Washington est parfait, drapé dans la solitude et la tragédie.

Réalisé par Robert Zemeckis, Flight tient une réflexion sur la dépendance à l’alcool et prouve une nouvelle fois l’habileté de Denzel Washington à camper un personnage absolu qui sombre peu à peu dans une certaine forme de folie. Jusqu’à ce que l’atterrissage lui rouvre les yeux.

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