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Detention, critique

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Et le lycée, franchement, est-il la fin du monde ?

Adolescente paumée, Riley tente de survivre à la pression quotidienne d’un lycée complètement azimuté et frappé par un tueur tout droit échappé d’un authentique « slasher ». Mais l’établissement cache d’autres secrets. Saura-t-elle les démasquer sans mettre en péril sa vie et affronter ses pires frayeurs ?

Repassant derrière la caméra après Torque, la route s’enflamme, son précédent film que l’on qualifierait de nanar, Joseph Kahn signe son « come back » avec Detention. Partant d’un univers de « teen movie » totalement barré, il donne à son scénario biscornu une trame plutôt étonnante, voire même plutôt jouissive et décapante. Kahn donne le rôle-titre à une lycéenne mal dans sa peau et l’entraîne sur la route d’un dangereux psychopathe qui refait le mythe de Cendrillon à la sauce de Scream 4. C’est par l’absurde et des dialogues invraisemblables qui dérivent d’un sujet de mode à celui de la relativité que le cinéaste aborde son film. Il mélange savoureusement trois styles différents : le comique, le fantastique et l’horrifique tout en propulsant son héroïne et ses copains déchaînés dans des situations déjantées et risibles. Joseph Kahn prend un malin plaisir à les suivre comme pour mieux revisiter avec originalité et étrangeté Retour vers le futur, Scream, Scott Pilgrim, Hell Boy, Freaky Friday, ou encore The Faculty.

Joseph Kahn réalise un sacré mélange des genres et intègre une bonne dose de science-fiction et de « slasher ». Avec des références à la culture pop ou musicale et le post-modernisme, il fait passer Detention comme un film complètement décapant ou délirant dans lequel des adolescents déchaînés et déjantés nous surprennent avec leurs histoires abracadabrantes.

Ce « teen movie » est déjà culte pour son lot d’absurdité et sa capacité à revisiter tous les styles.

NDR : Le « slasher » est un genre cinématographique, sous-genre de film d’horreur et du film d’exploitation, mettant en scène les meurtres d’un tueur psychopathe, généralement masqué, qui élimine méthodiquement un groupe d’individus, souvent jeunes, à l’arme blanche.

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