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Deadpool, critique

Guillaume Blet 0

Après avoir travaillé sur Scott Pilgrim, Tim Miller raconte le parcours de Wade Wilson, un ex-militaire atteint d’un cancer incurable, qui devient le cobaye d’une société secrète pour pouvoir rester auprès de la femme qu’il aime. Mais, tout ne se passe pas comme prévu. Il découvre qu’il ne s’appelle plus Wade, mais Deadpool, un mutant au caractère trempé et au physique disgracieux. Va-t-il rester sous cette nouvelle apparence ?

Véritable introduction au personnage de l’écurie Marvel, Deadpool devait revenir sur l’avant et l’après-transformation de Wade Wilson, et Tim Miller est parvenu à s’affranchir des contraintes de la firme pour faire de Deadpool le superhéros le plus atypique et le plus irrévérencieux de nos jours.

Deadpool, sous forme d’une parodie politiquement incorrecte, est un franc succès grâce à Tim Miller. Le réalisateur propose une intrigue aussi culottée et impertinente que celle des Kick-Ass ou des agents Kingsman. L’attitude décomplexée et le sens de l’humour corrosif de Ryan Reynolds en superhéros sont plus que bienvenus pour se moquer des petits travers de la société (ici, l’incapacité des forces de l’ordre à faire preuve de finesse face à Deadpool qui les aide).

Certains en profiteront pour dire que Deadpool se moque agréablement des défauts de la société tout en se reposant sur un personnage effronté capable du meilleur et du pire pour affronter les méchants les doigts dans le nez. D’autres n’adhéreront pas à l’humour régressif et « trash » de cet énergumène qui se trémousse dans tous les sens. Peu importe, Deadpool est un divertissement désinhibé de toutes actions patriotiques. Porté par l’attitude disgracieuse et l’humour décapant d’un Ryan Reynolds, un brin malicieux en justicier retors, le Deadpool qu’il incarne, costume rouge, se délecte d’une scène pour le plus grand plaisir de nos zygomatiques.

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