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Dark Places, critique

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Après Les jolies choses et Elle s’appelait Sarah, Gilles Paquet-Brenner repasse derrière la caméra avec Dark Places, un film certes imparfait, mais au scénario aussi intrigant et mystérieux que le roman de Gillian Flynn (Gone Girl). Pour son nouveau long-métrage, Paquet-Brenner a décidé de narrer le destin tragique d’une famille. Enfin, ce n’est pas tout à fait ceci. Pas complètement. Plus qu’un drame familial – en l’occurrence la vie de cette tribu, que Gilles Paquet-Brenner a eu la bonne idée de se placer du côté de la mère de famille (Christina Hendricks) -, ce sont des drames personnels qui se tissent ici. Autour de cette mère gravitent le sombre destin de Libby Day (Charlize Theron) partie découvrir la vérité sur l’assassinat des siens, entre quête de pardon et de rédemption, et celui de Ben (Tye Sheridan) qui garde le secret d’un amour diabolique.

Dark Places n’évite pourtant pas les clichés du genre et les maladresses scénaristiques (l’enquête de police bâclée et les rapports étranges entre les différents protagonistes qui séparent Libby de son frère). Il n’empêche que Gilles Paquet-Brenner fait preuve d’un sens de l’image indéniable, qu’il filme les arides paysages de la campagne américaine ou des séquences nocturnes, qu’il les sublime.

Oui. Outre ses quelques inégalités et une mise en scène pâle, Dark Places marque des débuts prometteurs de Charlize Theron, adeptes de comédies simplistes, à jouer dans des thrillers psychologiques à l’ambiance sombre.

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