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Arrête ton Cinéma !, critique

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Que les personnalités Antoine de Caune ou Quentin Tarantino annonce ne jamais rater une oeuvre pour se donner en spectacle, lors d’une des cérémonies des César, le résultat est le même. Ni l’un ni l’autre ne va tenir sa promesse. C’est ce qu’il se passe avec deux productrices qui vont lire le scénario d’une jeune auteure, dirigée par Diane Kurys…

Diane Kurys retrouve Sylvie Testud pour narrer son parcours à travers Sybille tout en revenant sur la façon dont son premier film a été écrit, réalisé et produit. Sybille, devant sa méconnaissance du milieu audiovisuel, envoie son manuscrit à deux productrices, un brin hautaines, avant de se faire envoyer sur les roses. S’ensuit alors un long parcours du combattant pour Sybille contrainte de s’adapter à ces productrices pour mener à bien son projet. Sybille se retrouve plongée dans le milieu détestable du cinéma. Et c’est sans oublier l’aide de son compagnon (Fred Testot) et d’un producteur extravagant (François-Xavier Demaison) qui lui donnent des idées fantasques pour affronter ses productrices.

Diane Kurys adapte le parcours de Sylvie Testud pour en faire une comédie grinçante sur les coulisses du cinéma et démontrer toute la difficulté des jeunes auteurs à financer leurs manuscrits. L’actrice, en face d’une certaine maturité qu’elle a acquise, le sait parfaitement. Elle en profite ici pour apporter son petit grain de folie à sa propre histoire et donner du fil à retordre à des productrices dont elle finit par se moquer. Sylvie Testud assure, à elle seule, le show avec un indéniable talent qu’il devrait donner du courage aux jeunes auteurs pour affronter le monde des producteurs.

Entre autodérision et caricature, Diane Kurys signe une satire sarcastique du monde de la production. Porté par une Josiane Balasko hystérique, une Sylvie Testud audacieuse et une Zabou Breitman maniérée, Arrête ton cinéma ! donne un formidable élan de positivité et de créativité aux jeunes scénaristes, déterminés à porter leurs projets au cinéma.

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