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Anges et démons, critique

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Après avoir découvert les dessous d’une affaire controversée (Da Vinci Code), Robert Langdon est appelé par le Vatican pour enquêter sur la disparition de plusieurs cardinaux jugés favoris pour remplacer le souverain pontife. Il doit mettre à jour ce qui semble être une conspiration montée par une société secrète qui chercherait à se venger de l’Église catholique. Avant qu’elle s’en prenne au Vatican, Robert Langdon n’a que quelques heures pour agir…

Ron Howard, devant le controversable Da Vinci Code, n’a peur de rien et réitère son expérience en mettant en scène la deuxième enquête de Robert Langdon (Tom Hanks). Cette fois-ci, ce n’est pas dans un musée, mais au Vatican que ce dernier doit mener son enquête, adaptée par le scénariste du premier opus, Akiva Goldsman, et par David Koepp, depuis l’œuvre de Dan Brown.

Dans ce deuxième volet, Robert Langdon, un éminent spécialiste de l’étude des symboles, doit déjouer un vaste complot ourdi par une dangereuse faction. Après avoir été humiliée et traquée par l’Église catholique, cette dernière est animée par le désir de vengeance depuis le XVIe siècle contre ladite Église. Robert Langdon, soutenu par la scientifique Vittoria Vetra (Ayelet Zurer), doit tout faire pour empêcher l’assassinat des cardinaux et la destruction du Vatican.

De cette confrontation entre ses enquêteurs et cette puissante faction, Ron Howard nous offre une enquête haletante tout en multipliant les complots, les pièges et les rebondissements au sein d’un Vatican ombrageux. Cette deuxième enquête témoigne d’une maîtrise salutaire, tant du point de vue de la mise en scène que de la narration. Nettement moins chargée d’effets sonores, la musique de Hans Zimmer, quelque peu incessante, se greffe sur l’intrigue de Robert Langdon de manière intermittente.

Bien que son intrigue soit plus alambiquée que celle de Da Vinci Code, Ron Howard parvient à exceller. Sa capacité de donner à ses personnages des doubles rôles, de jouer sur des situations sophistiquées et de propager les rebonds nous plongent dans les dédales du monde vaticanesque, où le démoniaque Ewan McGregor au phrasé shakespearien délectable, tutoie d’un peu plus près les anges, lors d’un surprenant requiem final.

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