Appuyer sur "Entrée" pour passer au contenu

Adaline, critique

0

L’immortalité est un rêve que tous les hommes devraient avoir pour accomplir leurs projets, mais la réalité est malheureusement tout autre, sauf pour Adaline Bowman qui oscille entre passé, présent et futur sans que (presque) personne la voie…

À l’inverse de Benjamin Button qui a vécu son existence à l’envers, Adaline Bowman (Blake Lively) est une jeune femme qui a la capacité d’être indéfectible et de voyager à travers les époques sans prendre une ride ni se décatir. Adaline possède cet incroyable don depuis qu’elle a failli perdre la vie à bord de son véhicule. Devenue éternelle à l’âge de 29 ans, et pour ne pas divulguer ce cadeau divin à ses proches, Adaline Bowman passe ses journées dans l’ombre. La seule personne qui connait son secret est sa petite fille qui vit ordinairement à ses côtés.

Adaline Bowman s’est habituée à ce nouveau mode d’existence. Elle change d’identité pour préserver son immortalité tous les 10 ans. Si cette faculté d’être indéfectible reste confidentielle, elle n’échappe néanmoins pas à l’amour. Elle succombe au charme d’Ellis Jones (Michiel Huisman), un charismatique et richissime célibataire, et elle se retrouve confrontée à un dilemme moral : rompre sa correspondance intense avec Ellis au profit d’une vie éternelle ou mener une destinée normale à ses côtés. Très élégante, Blake Lively, au visage délicat, apporte douceur et fraîcheur à la jeune Adaline qu’elle incarne. La relation indéfectible qu’elle entretient avec Michiel Huisman l’emmène jusque dans les souvenirs d’un passé pas si lointain de ce que son personnage imagine.

Quelques années plus tard, Adaline Bowman revoit William Jones (Harrison Ford), un homme d’affaires aussi élancé et raffiné que son précédent amant. Elle vit une nouvelle aventure inoubliable. C’est avec un certain classicisme que Lee Toland Krieger dévoile la véritable nature de cette relation. Adaline et William sont des cavaliers particuliers : un brun cabalistique, drôle et riche, séduit une femme inaccessible et radieuse en lui proposant de petits rendez-vous anodins par-ci, par-là. Avec cette délicate et nouvelle histoire, l’existence d’Adaline Bowman commence à basculer, allant jusqu’à la convaincre de céder sa vie atemporelle qui l’isole de ceux qu’elle fréquente pour emprunter une route parsemée de cheveux blancs, de rides, de souvenirs, etc.

Lee Toland Krieger reconstitue le passé d’Adaline Bowman. Il filme une romance inhabituelle entre une jeune femme intemporelle et plusieurs hommes qu’elle rencontre, dont l’un d’entre eux finit par la tourmenter sans qu’elle s’y attende. Et, au-delà de ces romances singulières, se dessine une élégante histoire d’immortalité, envoutée par la grâce d’une Blake Lively distinguée qui traverse plus d’un siècle de mode. Rayonnante de vitalité, la comédienne ne tombe jamais dans la caricature d’une jeune femme qui a peur de la vie et nous incite à jouir intensément de la nôtre sans compter les jours restants.

Si vous appréciez ma chronique, ce serait sympa de la partager...

    Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *