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11.6, critique

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Après Le dernier pour la route, le cinéaste Philippe Godeau et François Cluzet se retrouvent dans 11.6, l’adaptation du livre d’Alice Géraud-Arfi, Toni 11.6 – Histoire du convoyeur, publié en 2011…

Histoire qui commence avec un bond dans le temps : Toni Musulin se rend à la police, mais pour quelles raisons ? Petit rafraîchissement de mémoire. Tony Musulin dérobe le 5 novembre 2009 la somme de 11,6 millions d’euros, destinés à la Banque de France. Convoyeur de fonds depuis dix ans, Musulin, solitaire et taciturne, décide de s’enfuir avec le butin. Pour donner une leçon à ces multinationales (y compris celle de son employeur) qui profitent de faire des profits sur le dos de leurs salariés ? Pour satisfaire une autre cause tout aussi mystérieuse que l’homme ? Toni Musulin n’est pas un voleur. Comment justifier alors un tel acte ?

Philippe Godeau, plus connu pour ses productions (Les émotifs anonymes, Le Dernier pour la route), endosse cette fois-ci la casquette de réalisateur et fait confiance à François Cluzet pour incarner le rôle de Toni Musulin. Après sa belle prestation dans Intouchables, l’acteur joue un vrai-faux Robin des Bois des temps modernes. Un personnage qui jouit d’une étonnante notoriété et fascine encore aujourd’hui par son geste audacieux. Adaptant un fait divers réel, le film repose sur une importante question de moralité. En dépit des choses illicites que Toni Musulin a bien pu perpétrer, Godeau nous le décrit comme un salarié sans histoire qui est loin d’être un criminel. Entre voyou et individu normal, où se trouve la frontière ? C’est la grande interrogation de 11.6 qui, après une courte introduction, commence sur un ton léger et termine sa route comme un thriller dramatique.

Au final, que représentaient ces 11,6 millions d’euros ? S’agissait-t-il d’un chiffre mystère ? Des questions qui intriguent les spectateurs, laissées sans réponse : les motivations de Toni Musulin restent inconnues et les 2,5 millions d’euros manquants n’ont toujours pas été retrouvés.

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